Le don d’organes est un acte fort symbolisant l’entraide. Le don offre la possibilité de sauver des vies en greffant un organe sain à une personne dans le besoin. En 2019, 26 116 personnes attendaient de recevoir une greffe pour débuter une nouvelle vie. Cependant, tout n’est pas si simple, le déroulement d’un don d’organes nécessite de respecter plusieurs étapes. Depuis 2017, en France, nous sommes tous présumés donneurs. Toutefois, il est possible de s’y opposer en indiquant son choix pour que celui-ci soit respecté. Vous souhaitez en apprendre davantage à ce sujet ? Découvrez ci-dessous tout ce qu’il faut savoir pour pouvoir refuser le don d’organes.
Sommaire
Définition du don d’organes
Le don d’organes permet de transformer et sauver de nombreuses vies chaque année. Il permet de prélever un organe sur une personne vivante ou décédée et de le transplanter sur une personne malade.
Le don d’organes de notre vivant est limité, nous ne pouvons pas donner n’importe quel organe. Généralement, il est possible de prélever des tissus pour aider une personne souffrant d’une maladie ou ayant subi un accident.
Toutefois, après la mort, tous les organes peuvent être prélevés. Attention, il existe une condition : la personne doit être en état de mort cérébrale c’est-à-dire que ses organes vitaux fonctionnent encore mais son cerveau lui est détruit. Malheureusement, cette situation ne représente qu’à peine 1% des décès.
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Le rôle de l’équipe médicale

Lorsqu’une personne décède d’une mort cérébrale ou encéphalique, le personnel médical doit être réactif et procéder à différentes vérifications. Il n’est pas possible de prélever un organe tant que l’équipe médicale ignore si le défunt s’opposait au don d’organes et de tissus.
Ainsi, dans un premier temps, ils devront consulter le site du Registre National des Refus pour vérifier s’il est inscrit ou non. Si son nom n’apparaît pas, ils doivent tout de même valider cette information auprès de sa famille. Ils pourront demander si la personne décédée a rédigé une opposition ou si elle l’a exprimé à l’oral. Ses proches pourront confirmer ou non son opposition mais n’auront pas le droit d’interférer avec le choix du défunt. Il est primordial de respecter sa volonté.
Comment refuser le don d’organes ?
Nous avons réuni les différentes possibilités pour refuser un don d’organes, les voici :
Le Registre National des Refus
Le Registre National des Refus est un site internet accessible à tous, il est le meilleur moyen d’indiquer votre opposition au don d’organes après la mort. Il permet aux personnes ne souhaitant pas donner leurs organes et tissus après la mort, de s’inscrire. Ainsi, en aucun cas, il ne sera possible de prélever leurs organes et de réaliser un don.
Vous pourrez soit vous inscrire directement en ligne ou télécharger le formulaire sur le site de l’Agence de biomédecine et l’envoyer par courrier.
Vous n’êtes pas inscrit ? Il existe d’autres possibilités.
Rédiger un document

Moins connu, il est également possible de réaliser un document écrit en indiquant le refus de donner ses organes après la mort. Nous vous conseillons de déposer ce papier dans un endroit facile à trouver ou de le confier directement à un proche qui se chargera de faire respecter votre volonté.
Vous ne pouvez pas écrire ce document ? Vous pourrez confier cette mission à un proche mais il sera nécessaire d’avoir deux témoins qui pourront affirmer que le papier rédigé représente votre décision.
Prévenir oralement un proche
Pour finir, il existe une dernière solution pour annoncer votre refus de donner des organes. Il est possible de communiquer oralement votre choix à votre famille ou l’un de vos proches. Cependant, ils seront dans l’obligation de le dire au personnel médical. De plus, une retranscription devra être faite pour retracer les échanges et les circonstances qui ont mené à ce refus. L’équipe médicale lira attentivement le document et demandera aux proches de signer le papier pour confirmer le souhait du défunt et ainsi, le respecter.
La Maison Aubry vous accompagne
Nous espérons que notre article a pu vous aider à connaître les démarches pour refuser le don d’organes.
Depuis la loi Caillavet (1976) nous sommes tous considérés comme des donneurs potentiels sauf si nous exprimons notre opposition.
Il existe 3 moyens de refuser le don d’organes :
- S’inscrire sur le Registre National des Refus géré par l’Agence de biomédecine. Si la personne décédée n’est pas inscrite, l’équipe médicale sera dans l’obligation de demander à sa famille quel était le souhait du défunt et surtout s’il l’a exprimé.
- Il est possible que la personne disparue ait rédigé un document stipulant qu’elle s’oppose au don d’organes après la mort. Ainsi, lorsque le personnel médical reçoit ce papier, il est impossible de réaliser un prélèvement d’organes.
- Il n’y a pas de document rédigé ? Il est également possible que la personne ait indiqué sa décision à l’oral. Ses proches devront retranscrire cet échange et les circonstances pour que son choix soit respecté.
Vous ne souhaitez pas donner vos organes après votre mort ? C’est tout à fait possible cependant, il faudra le faire savoir à vos proches pour qu’ils puissent honorer votre décision.
La maison Aubry espère que cet article a pu vous aider et reste à votre disposition si vous avez la moindre question.


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